Les gestes dénoncés — interventions physiques inappropriées, absence de supervision, dérives de violences normalisées, abus physiques — montrent ce qui arrive quand on confie des élèves ayant des besoins complexes à du personnel non formé, non encadré et laissé seul devant des situations qui exigent une expertise spécialisée. Où était la direction de cette école !?
Dans aucun autre secteur travaillant avec des personnes vulnérables, on accepterait qu’on improvise ainsi. Pourquoi l’éducation ferait-elle exception au détriment de l’intégrité et de la sécurité de nos enfants ?
Les mesures de contrôle en contexte d’agressivité sont exceptionnelles et doivent être enseignées, encadrées, supervisées. Sans formation obligatoire en adaptation scolaire, sans soutien professionnel, on place autant les enfants que le personnel en danger.
Pour prévenir de tels dérapages, il faut :
• une formation obligatoire en adaptation scolaire et en intervention sécuritaire pour tout le personnel appelé à travailler auprès d’élèves ayant des besoins psychosociaux et comportementaux complexes ;
• des équipes complètes incluant ergothérapeutes, orthopédagogues, psychoéducateurs, orthophonistes, TS et TES formées, et non du personnel improvisé en renfort ;
• une supervision clinique continue ;
• des protocoles clairs sur les mesures de contrôle, leur caractère exceptionnel et les alternatives ;
• une culture de transparence, où dénoncer la négligence et les abus protège les enfants plutôt que de mettre en danger les carrières.
Nos enfants ne sont pas des cobayes. Ils ont droit à des interventions professionnelles, sécuritaires et respectueuses. Toutes formes de violences devraient être signalés immédiatement à la police, à la DPJ, à l’ombudsman des enfants et au protecteur national des élèves. Ça c’est de la tolérance Zéro.
Il est temps de mettre fin au laisser‑faire et d’exiger une véritable compétence spécialisée dans nos écoles.

