En collaboration avec la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI), la Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec a collaboré à cette importante enquête sur la face cachée et les abus de certains employeurs qui profitent des failles au sein des programmes d’intégration au travail pour exploiter les personnes autistes et / ou ayant une déficience intellectuelle.
Saviez-vous qu’au Québec des chaînes de restauration, des multinationales et plusieurs entreprises leur offrent une contribution financière d’à peine 5 $ par jour pour des stages sans fin à temps plein pendant qu’ils empochent des subventions salariales à l’intégration à l’emploi, et ce, sans scrupule ?
Un rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse fait également état de graves constats.
« …les plateaux de travail sont devenus la seule offre d’activités de jour « supposément valorisante » pour ces adultes qui manquent cruellement de services, alors leurs proches et eux-mêmes n’osent pas dénoncer des cas d’exploitation, explique la présidente de la #CPEBPQ, Bianca Nugent qui s’indigne de ces abus qui touchent des milliers de jeunes en transition vers la vie adulte et d’adultes qui nécessitent un soutien à l’intégration et à l’accompagnement en emploi rémunéré.
Le droit au travail s’applique à toutes les personnes salariées, et ce, sans distinction ou condition.
Pourtant, il existe des manières de faire autrement pour non seulement un vrai emploi à salaire égal tout en reconnaissant leur droit à des adaptations et des soutiens que de nombreux états et provinces ont adopté depuis déjà des décennies.
Nous exigeons que des mesures punitives soient appliquées pour les entreprises fautives, une compensation financière aux personnes employées lésées et une refonte complète des programmes d’insertion au travail des personnes nécessitant des mesures de soutien à l’emploi à l’aide d’un plan interministériel élaboré en consultation avec les personnes concernées et celles qui les soutiennent.

