La Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec reconnaît que la ministre de l’Éducation Sonia LeBel, députée de Champlain à l’Assemblée nationale a fait un bon coup en éliminant la controversée mesure imposant un plafond d’embauche aux centres de services scolaires en guise de compression budgétaire.
C’était une très mauvaise idée au départ qui a déjà fait des ravages : des postes en enseignement en congé ne pouvait être remplacés ; de trop nombreux élèves ont été privés des services de soutien scolaire comme celui apporté par les TES ou le personnel qui accompagne les élèves en situation de handicap et les professionnels de l’éducation comme les orthophonistes.
« Les écoles qui ont l’argent disponible pour embaucher des ressources supplémentaires pour des services directs aux élèves pourront le faire ».
Nous avons hâte de constater si les nouvelles embauches seront bel et bien au rendez-vous et surtout si nous constaterons une augmentation tangible du nombre d’heures de services directs de qualité aux élèves ayant besoin d’un soutien particulier à l’école.
N’oublions pas que ça fait longtemps que les écoles sont en déficit
de ressources sans compter la pénurie de main d’œuvre qualifiée.
Nous exigeons encore un plan de réinvestissement à la hauteur des besoins et non pas en fonction de livrables mal budgetés qui manquent la vraie cible
mais celle qui vise l’égalité des chances de réussite éducative, le droit à l’éducation et la pleine participation sociale pour tous les élèves.


