Le budget déposé aujourd’hui confirme une réalité troublante : le gouvernement sortant n’a pas saisi l’urgence d’agir pour les enfants à besoins particuliers et leurs familles.
En éducation, le financement par élève recule encore. Moins de ressources, moins de services spécialisés, moins de stabilité — alors que les besoins augmentent partout. Les coupes persistantes au collégial fragilisent aussi la transition vers la vie adulte pour nos jeunes qui nécessitent un accompagnement soutenu en continu.
En santé et services sociaux, le gouvernement reconnaît enfin l’ampleur du déficit, mais n’investit pas pour répondre à la croissance des besoins. Les familles continuent de faire face à des listes d’attente interminables, à des services morcelés et à un réseau incapable de soutenir adéquatement les enfants ayant besoin d’une plus grande intensité de soutien.
Pendant ce temps, le milieu communautaire — essentiel pour soutenir les enfants, les jeunes et les familles les plus vulnérabilisés d’entre tous — reçoit des miettes, loin des besoins réels évalués à 2,6 G$.
Ce budget de fin de mandat n’est pas à la hauteur, encore.
Les enfants à besoins particuliers n’ont pas besoin de demi‑mesures : ils ont besoin d’un engagement clair, stable et structurant pour accéder aux services auxquels ils ont droit.
La Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec continuera de porter leur voix, jusqu’à ce que les décisions budgétaires reflètent enfin la réalité des familles sur le terrain.

